Porte Saint-Jean, 1762, 1 Fi 4609

Porte Saint-Jean, 1762 (1 Fi 4609)

Une porte disparue

Sous le règne de Charles III, trois portes sont édifiées en Ville-Neuve au début du XVIIe siècle : la porte Saint-Nicolas en direction de Saint-Nicolas-de-Port au Nord, la porte Saint-Georges vers l'Est et la porte Saint-Jean vers Toul à l'Ouest.
A Nancy, les portes sont des voies d'accès pour aller à l'intérieur de la ville. Elles appartiennent également à des systèmes de défense autorisant le contrôle des marchandises ainsi que les allées et venues de la population.

La porte Saint-Jean a été construite entre 1604 et 1620 par Elisée d'Haraucourt. Elle se trouvait à l'emplacement de l'avenue Foch, entre l'actuel magasin du Printemps et le bâtiment de l'Est Républicain. Elle a été bâtie dans le style Renaissance.
Cette porte était une des plus importantes de Nancy par ses dimensions et elle abritait des corps de garde. Elle était pendant plus de deux siècles, jusqu'à la construction de la place Stanislas, la seule sortie de Nancy sur la route de Paris et vers Laxou et Villers par le faubourg Saint-Jean.

La façade extérieure, aussi monumentale soit elle, a été détruite de 1868 à 1869 et la façade intérieure à la physionomie Renaissance a été démolie entre 1874 et 1875 au moment de la construction du premier tramway.

Un passage royal

Outre le bâtiment, ce document évoque également le passage des filles de Louis XV et de Marie Leszczynska, Mesdames Adélaide et Victoire. Dès leur naissance, elles ont acquis le rang et le titre de " Mesdames ", une pratique courante pour les filles de la famille royale.

En 1762, elles viennent visiter la Lorraine pour voir leur grand-père, le duc Stanislas, avant d'aller prendre les eaux de Plombières-Les-Bains et se reposer de la cour de Versailles dans les Vosges. A cette occasion, Stanislas organise de magnifiques chemins de promenades et de gigantesques festivités à Lunéville, lieu de vie du roi, et dans les villes visitées. La porte Saint-Jean a ainsi subi des modifications et des embellissements lors de leur passage le 19 juillet 1762 à Nancy. 


A noter que les Archives municipales de Nancy conservent aussi quelques documents relatifs à ce passage royal sous la cote AA 25.